LES PRINCIPES DU JU-JITSU TRADITIONNEL

LE BUSHIDO

  • Bushi : Guerrier
  • Do : la Voie

Le bushido est le code d’honneur et de morale traditionnel des arts martiaux au Japon (voie du Samouraï). Il est un des principaux code moral que tout Samurai était tenu d’observer.

La première mention écrite du Bushido date de 1616 dans le Koyo Gunkan mais son apparition date du XII° siècle et est liée à la féodalité japonaise.

Le Bushido est un savant mélange de Bouddhisme Zen, Shintoïsme et Confucianisme.

Le Bushido des Samouraïs est toujours vivant et actuel au Japon. Son influence en est si forte qu’elle s’est imprégnée au peuple tout entier.

Comme tous les Arts Martiaux d’origine japonaise, le Ju-Jutsu est donc imprégné du Bushido et inconcevable sans lui . C’est pourquoi chaque ceinture noire engagée dans la voie du Ju-Jutsu l’est aussi dans celle du Bushido. Il doit donc étudier, pratiquer et vivre le Bushido en même temps que le Ju-Jutsu car ils sont inséparables. Il guide et conduit le ju-jutsuka dans son comportement dans le Dojo, dans les combats et dans la vie et cela en dépit des impulsions et des passions.

Le Bushido est l’ âme des Arts Martiaux, il se résume et se traduit en deux mots : noblesse d’âme.

Les principes essentiels du bushido sont :

  • Rectitude, courage, bonté, politesse, véracité, honneur, fidélité, modestie, respect, contrôle de soi, amitié, bienveillance, etc.

LE JU-JITSU TRADITIONNEL

Le Ju-Jitsu est très certainement, une des sources les plus anciennes des arts martiaux. Le Ju-Jitsu (ju-Jitsu, ju-jutsu ou ,jiu-jutsu) est l’art de céder en souplesse (“Ju”).

Le Ju-Jitsu est l’art de défense à mains nues par excellence. Largement utilisé dans les écoles martiales traditionnelles aux XVIème et XVIIème siècles, il est aussi un art martial. Les Samouraïs l’utilisaient contre des adversaires armés (bâton, poignard, sabre) ou non armés. De cette époque, de nombreuses écoles traditionnelles ont subsisté. Certaines d’entre elles sont à l’origine de plusieurs arts martiaux modernes tel que le Judo, certains styles de Karaté, ou encore certaines écoles d’Aïkido. Véritable sport de défense, le Ju-Jitsu permet d’esquiver une agression, de résister et de riposter avec efficacité. Le caractère essentiel de cet art réside dans la perfection du mouvement en utilisant la force et le déséquilibre de son adversaire. C’est un sport très complet car il développe et entretient la souplesse, la tonicité et la condition physique.

(source: ETAJ)

SHIN – GHI – TAÏ

  • SHIN – Esprit , valeur morale, caractère
  • GHI – Valeur technique
  • TAÏ – Valeur corporelle

Les maitres d’arts martiaux avaient pour coutume de dispenser, en plus des techniques de combat, des valeurs morales ou des principes de vie . Cet enseignement traditionnel, riche en symbolique et parfois initiatique, pouvait en donner une vision peu accessible ou masquée. Cette formule traditionnelle date des maitres japonais et des samouraïs et force la réflexion car son sens n’est pas prouvé. Il faut donc méditer sur le sens de ces termes pour parvenir à une signification dont nous avons besoin pour avancer.

On se retrouve face à cette formule en évoluant dans le Ju-Jutsu; en effet, le grade obtenu est le résultat de cette triple évolution, celle du corps, de la technique, et de l’esprit.

  • Taï : force explosive de la jeunesse, du corps en possession de tous ses moyens physiques.
  • Ghi : recherche technique , qui éventuellement fait suite à la force physique.
  • Shin : l’esprit ( sagesse ou maturité ) qui apparaît comme une finalité .

Hélas, il est facile de voir le contraire de l’idée originale, et comprendre cette formule comme la description de trois états dissociés. Cette maxime s’ exprime ainsi avec un point de vue occidental et ne correspond en rien avec l’étymologie de ces trois mots .

  • Taï : n’exprime pas la force physique pure , mais le corps travaillé, c’est-à-dire le corps agile, adroit, le corps qui permet l’expression de la technique.
  • Ghi : n’est pas seulement la technique , mais plus exactement la maîtrise dans la pratique .
  • Shin : n’est pas la finalité , la sagesse suprême, mais l’esprit de persévérance , la motivation juste, la volonté d’avancer !

L’esprit (shin) permet le travail du corps (taï) et celui de la technique (ghi). Shin se modifie et évolue par ce travail du corps et de la technique. Il est important de souligner que Shin est le premier terme de cette formule.

En conclusion , Shin-Ghi-Taï nous suggère que :

l’efficacité et la performance ne sont pas dans l’accumulation ou le développement de chaque « valeur » vues séparément . Mais elles résident dans l’harmonie et l’évolution de ces trois éléments par l’interaction des unes sur les autres.